Intermodalité, jour un

Cette semaine, je pratique l’intermodalité pour aller bosser. L’intermodalité, c’est quoi ?

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C’est le fait d’utiliser plusieurs modes de transports pour aller d’un point A (chez moi) à un point B (le boulot). Et ça marche aussi pour le trajet  du retour !

L’ALLER

Ce matin (tôt) c’est donc frais et motivé que je deviens un acteur de l’intermodalité. Dans le froid d’octobre, me voilà en train de « rider » (prononcez raille-dé) ma trottinette pour rejoindre l’arrêt de bus. Moins de deux minutes plus tard, je suis sous l’abribus et je plie ma trottinette pour pouvoir embarquer. Pour cette portion de trajet, j’ai divisé le temps de parcours par deux ou trois.

J’attends le bus…

Bon visiblement, Schumacher va nettement mieux, il a trouvé un boulot de chauffeur de bus. Nous avons passé certains endroits bien vite, trop vite peut-être car j’avais nettement l’impression que je passe plus lentement lorsque je conduis ma voiture. Je fus un peu secoué mais il faut avouer que nous avons gagné du temps !

Chauffeur, si t’es champion ! Appuie ! Appuie ! Chauffeur, si t’es champion ! Appuie sur le champignon !

Trottinette pliée à la main, je descends du bus et je file à la gare prendre mon train de banlieue. J’appose fièrement mon pass Navigo sur le lecteur et j’entends la douce mélodie du signal m’indiquant que je peux passer le tourniquet et pousser le portillon. C’est fait, je suis un vrai de vrai ! 🙂

J’attends le train…

Sur le quai il fait froid, il est tôt, il y a peu de monde et rien ne pourrait entamer ma motivation à pratiquer l’intermodalité. Je regarde l’écran, mon train sera là dans huit minutes. Je regarde les gens sur le quai, tout le monde tire la gueule, qu’on est bien ici ! Le train est là, je m’assois dans un espace « quatre places » et j’en condamne deux avec mes grandes jambes. Comme il n’y a pas trop de monde, ça va…

La pauvre, le gars la suit lorsqu’elle entre dans le train, il s’assoit à côté d’elle et il pue…j’ai de la peine pour elle…

A quelques minutes de l’arrivée, je déplie ma trottinette pour pouvoir « tracer » dès la sortie de la gare, je suis comme un gamin, impatient de sentir le vent sur mon visage parce que j’avance vite… J’ai avalé le macadam du trottoir comme Obélix son sanglier, j’ai divisé le temps de trajet par trois entre la gare et le taf, je suis content de ce trajet, plus long qu’en voiture mais pas désagréable.

LE RETOUR

Je dois aller sur Paris avant de rentrer au bercail, l’intermodalité est encore le maître mot mais la pluie fait son apparition.

Je rejoins l’arrêt de bus à la vitesse de l’éclair, je suis fier, je plie et je monte dans le bus, je m’assois, on me regarde… Ils doivent se demander ce qu’un grand (et vieux) gaillard comme moi fait avec un jouet pour enfants… Je ne prends pas la peine de leur expliquer !

Encore un, deux, trois arrêts et je descends…

Batignolles, je déplie la trottinette et je fonce direction Gare du Nord. Il y a du monde sur les trottoirs des grands boulevards alors je m’enfonce dans une petite rue pour éviter la population, c’est plus agréable ! En plus ça descend, pas d’effort réel et j’arrive à destination.

Je baisse le guidon, je défais les poignées et je plie en deux…

Après cette étape, je repars direction la maison. La pluie est de la partie, je n’irai pas à Opéra en trottinant, je roule dans les couloirs de la Gare du Nord jusqu’au RER mais je fais attention car j’ai les roues mouillées, sur le carrelage c’est traître…

Dans le RER c’est trottinette pliée que je m’empile, il fait chaud et mon manteau imperméable ne m’aide pas. Châtelet, le RER A est en galère, le quai est noir de monde, ça va être convivial. On s’entasse au milieux des râles et des soupirs, c’est effectivement convivial ! Il fait chaud, on est collés les uns aux autres et heureusement pour moi, mes voisins les plus proches ne puent pas (j’espère qu’ils pensent la même chose de moi).

Plus c’est long, plus c’est bon…c’est faux !

Arrivé à destination, il faut sortir de la gare et là, l’accès à l’escalier est un peu comme le riz dans Kho Lanta : tout le monde le veut et chacun pour soi dieu pour tous ! Oubliez toute forme de politesse et de respect, tout le monde veut passer le premier…c’est très agréable !

Enfin sorti de la gare, j’arrive devant l’abribus, c’est blindé ! Le mode bétaillère j’ai donné, il pleut comme vache qui pisse mais je prends l’option trottinette. Je déplie, je mets ma capuche et je roule sous la pluie et dans la nuit…

Il pleut, il pleut bergère ! Rentre ton grand couillon…

La trottinette c’est vraiment bien mais quand il pleut ça craint ! Pas moyen de récupérer un bus en chemin, je fonce sur les trottoirs pour abréger l’inondation. Tout se passe bien quand soudain, sortie de nulle part, une bouche d’égout décide de stopper net ma trottinette ! Me voilà en train de voler vers l’avant, trottinette entre les jambes, je réussis à atterrir sur mes pieds et éviter un joli gadin.

Enfin la maison…

CONCLUSION

L’intermodalité, quand tout s’enchaine sans accroc, c’est vraiment bien. La pluie et la galère du RER a rendu mon trajet du retour bien plus long que prévu mais bon j’ai quand même apprécié de changer un peu. C’est autre chose que les bouchons, pas le même stress.

Toujours motivé, vivement demain !

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